SAPHIR, historique épisode, bien plus qu’un matériau

 SAPHIR, historique épisode, bien plus qu’un matériau
A l’heure où le saphir a fêté ses quatre-vingts ans d’entrée en horlogerie, qui se souvient de ce holding regroupant les sociétés LeCoultre, Jaeger LeCoultre et Favre Leuba, dont les initiales signifiaient Société Anonyme de Participation Horlogères et Industrielles Réunies? C’était avant la vague des rachats, des OPA et des cessions familiales. Favre Leuba était encore en mains familiales, avant d’être plusieurs fois revendue au gré de pérégrinations économiques qui la firent même appartenir à Martini (!) puis au groupe Bacardi (Benedom)  avant d’atterrir provisoirement dans l’escarcelle du groupe espagnol Valfamily armé d’improbables velléités de comeback, puis de devenir propriété en 2011 du conglomérat éponyme indien de Ratan N. Tata. Ce holding SAPHIR, dirigé par Henry-Auguste Favre, septième génération d’une mythique dynastie horlogère, avait permis de sauver les trois marques, alors secouées par la crise. Des informations qui permettent de comprendre pourquoi l’épouse de Henry-Auguste offrait une Atmos à la Reine mère d’Angleterre, selon une perle sépia trouvée dans les archives si riches de la famille Favre, dont Laurent Favre ‘“dixième génération, est le dépositaire. D’ailleurs, il s’emploie à faire revivre ce nom de la plus belle des manières. Horlogère, s’entend. A relire, le post dynastique concernant cette illustre famille.

Joel A. Grandjean